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L'interview des Avengers de l'ACFC: "La trois ou rien !"

Publié il y a 5 mois par

L'interview des Avengers de l'ACFC:  La trois ou rien !

Parfois, certains grands esprits se rencontrent avec une idée commune. A l’ACFC, des footballeurs pas comme les autres se sont retrouvés autour de bouteilles anisées avec un objectif en tête : défendre corps et âme les clochers de nos deux villages. Grand entretien avec les Avengers de l’ACFC, héros modernes à l'ancrage ancestral, plus à l’aise avec les verres et les glaçons qu’avec le ballon, amoureux de leurs terres et du maillot bleu. Et de football, un peu.

Ce ne sont pas les meilleurs manieurs de ballons, ils ne l’ont d'ailleurs jamais revendiqué ni caché. Et pourtant, les Avengers formés par Christopher Mourin, Samuel Rostaing, Christopher Arnaud, Adrien Buchet-Bully et Antonin Perrier sont devenus, au fil du temps passé, un maillon important de l’effectif sénior, véritable vent de fraîcheur arrivé dans l’équipe 3. Ils ont surtout ravivé la flamme qui caractérise tous les clubs de villages : la défense du clocher. Entretien avec ces soldats du terroir, à l’heure de l’apéritif évidemment. Et dans une atmosphère chaleureuse qui les définit si bien. 



 

Bonjour les Avengers. Je suis très honoré d’être en votre présence ! Pouvez-vous brièvement vous présenter à tour de rôle ? 


 

Christopher Mourin : Bonjour, je suis « Thor » Mourin ! Membre des Avengers et âgé de 34 ans. 

Samuel Rostaing : Bonjour, je suis « Iron » Rostaing, et j’étais là le jour de la fondation des Avengers de l’ACFC.    

Antonin Perrier : Bonjour, je suis Ant-Man, et j’ai été ajouté au projet par dépit peut-être. Je pense être un membre moteur de ce groupe. 

Adrien Buchet-Bully : Bonjour, je suis Groot Buchet-Bully, fidèle soldat du clocher. La petite branche avec une épaule en moins. Rajouté par dépit également, mais toujours fier de porter ses couleurs. 

Nous souhaitons remercier Alain Arnaud et Daniel Novo, qui ne sont pas présents ce soir mais à qui nous pensons également. Contrairement à Julien Savel, ancien membre banni du groupe. 


 

Pour commencer pour nos lecteurs, pouvez-vous nous dire ce que sont les Avengers et ce qu’ils représentent au sein du club et de l’équipe 3 ? 

 

Christopher : Comme l’a déjà dit Adrien nous sommes des soldats du clocher. Nous sommes là pour représenter ces deux bons villages d’Artas et de Charantonnay auprès de toutes ces multinationales dont nous tairons le nom. Nous sommes là pour le vrai football de clocher.

Samuel : Nous sommes là où le football n’est plus un sport mais se transforme en art. 

 

Ou est né ce projet ? 

 

Christopher et Samuel : Il est né autour d’une bouteille de Ricard. Un dimanche, avant un premier tour de Coupe de France face à Liers de l’équipe 1. 

Adrien et Antonin : Les gens de la 1 qui ne nous intéressent plus d’ailleurs car ils font partie de la “Haute”, de l’élite. Pour ne pas citer Floris Bonnevay, Lorris et Jordan Arnaud, “tic et tac”, Robin Champix. On ne citera pas Lucas Clerc car il jongle avec la deux. 

Christopher : J’ai invité deux personnes à mon domicile avant ce match : Samuel et Julien Savel, ex-Avenger aujourd’hui banni. Après avoir bu une bouteille de Ricard à trois nous vint l’idée lumineuse d’aider ce bon vieux Daniel Novo, d’aider l’équipe trois pour sauver le clocher ! 

Les Avengers : Daniel est venu vers nous, et nous sommes aussi venus vers lui. Il n’est pas difficile à convaincre. Vous savez les grands esprits se rencontrent, il n’y a que les montagnes qui ne se croisent pas, ça veut tout dire… C’était notre destinée, notre chemin, et on l’a pris. 

 

Un chemin truffé d’anecdotes j’imagine...

 

Antonin et Adrien : Avec Buch’ on pourrait te citer un dimanche comme les autres. On se lève la gueule enfarinée de la veille. On boit un smecta ou deux. On va boire un café et un blanc aux saucisses du foot à Charantonnay puis on file chez les Turcs de La Verpillière. Nous jouons. Et quelqu’un vomit… (Adrien enchaîne). C’était les saucisses, la veille on avait fêté l’anniversaire d’Alyssia Abel pour ne pas la citer. Je me suis saoulé comme un Polonais, avec Daniel d’ailleurs. On se prenait dans les bras, on était heureux, on était champions à ce moment-là. Le coach n’a pas le cul propre non plus ! Les Turcs ont un beau terrain synthétique, ça se respecte, on ne vomit pas dessus. Donc leur cabane en a fait les frais. 

 

Cette anecdote est quand même la preuve qu’avant d’être des Avengers, vous êtes humains avant tout…

 

Antonin : Les Avengers ont leurs faiblesses et je vais même aller plus loin. Les Avengers se sont ouverts une arcade, ils se sont luxés une épaule pour sauver le clocher, cette Madone innocente. 

 

Il y a donc 4 hommes, Samuel Rostaing, Christopher Mourin, Julien Savel et Daniel Novo à la base de ce projet ? 

 

Samuel : A la base c’est Daniel Novo. Nous étions 3 autour de la bouteille, celle-ci étant à moitié vide, Thor Mourin se saisit de son marteau, écrasa le bouchon et scella le pacte des Avengers. 

 

Pourquoi par la suite votre choix s’est tourné vers les recrues Adrien Buchet-Bully et Antonin Perrier ? 

 

Samuel : Pour nous il n’y a eu aucune hésitation. 

Adrien : Je me permets de rappeler également que Christopher Arnaud, dit “ChristopHulk” nous a rejoint dès le début de l’aventure. Il est malheureusement absent ce soir, mais on ne l’oublie pas. 

Christopher : Nous cherchions des gars sûrs. Il fallait être né sous le clocher, presque même dans l’église. Surtout il ne fallait pas qu’ils soient trop doués au football car ils devraient jouer uniquement en trois. 

 

Vous êtes donc plus des soldats du clocher que des footballeurs ? 

 

Adrien : Ah oui ! Croquer devant la cage c’est pas donné à tout le monde ! C’est la cohésion avant le sportif. Et les stages de cohésion, c’est tous les week-ends avec nous ! 

 

Comment ça se passe d’ailleurs la cohésion chez les Avengers ? 

 

On se voyait souvent. On s’est moins vus avec le confinement. La situation mondiale étant compliquée, nous étions très peu disponibles. Mais dès que nous nous sommes vues, c’était de midi à minuit au bas-mot. 

 

En quelques mots, c’est quoi pour vous un bon Avenger ? 

 

Christopher : Il n’y a pas de bon ou de mauvais Avenger. Un Avenger c’est d’abord un état d’esprit ouvert à l’amitié, au sauvetage. Un mauvais Avenger tu le vois tout de suite. Il voit un ballon, il tire. Alors qu’un bon Avenger, il voit un ballon, il tire, mais à côté.

Samuel : Christopher a très bien résumé les éléments essentiels pour être un bon Avenger. Il faut des gens sur qui on peut compter. Tous ceux ici autour de la table, on peut compter sur eux. 

Antonin : C’est quelqu’un qui aime la bringue, la “night”.

Adrien : Un bon Avenger pour moi c’est comme si Dame Nature reprenait le pouvoir. C’est une tornade, c’est quelque chose qui arrive de l’inconnu, t’y vois pas venir, tu les vois arriver tu te dis “Mais c’est qui ces types ?”. Il ne faut pas marquer trop de buts aussi  parce que sinon on joue en deux. Arnaud Gallien , on jouera jamais avec toi sache-le, il en est hors de questions (rires). Daniel et Alain, c’est à la vida ! 

 

Sur le terrain, vous la jugez comment cette première saison en termes de résultats et de plaisir ? 

 

Christopher : Il y a eu le Covid, donc pas évident de tirer le bilan. 

Antonin : Même sans ça, on ne peut pas dire que j’ai pris beaucoup de plaisir lors de mon premier match. L’ensemble de mon corps et la totalité de mes organes m’ont lâché très tôt dans le match. J’ai joué 5 minutes avant d’agoniser et de demander le changement. J’ai été filmé par les gens de la Une, dont Lorris Arnaud, Floris Bonnevay pour ne pas les citer. 

Samuel : Ce début de saison, nous l’avons trouvé compliqué. On s’est un peu trop reposé sur nos lauriers. 

Adrien : Pour moi, en termes de résultats on a fait le boulot, on s’est arrachés quand il a fallu. On s’est démené sur terre battue à Agnin où on a perdu ChristopHulk pendant un mois. J’ai eu une semaine d’arrêt après le match face à Beauvoir. J’ai aussi perdu une épaule contre un panneau publicitaire. Il y a eu de la casse ! Samuel une arcade, les courbatures de Christopher ! Notre engagement n’est plus à prouver. La bringue on la fait, et on la fera. Mais je ne pense pas qu’on ait déçu Daniel sur le terrain. 

 

Vous parliez de vos blessures respectives, vous vous êtes jamais dit que vous donniez peut-être un peu trop pour le clocher ? 

 

Adrien : Pour moi on ne donne jamais trop pour le clocher. On est né à Artas. On a grandi à Artas, on connaît Artas comme notre poche. Demande aux mecs de la Une s’ils savent où c’est la Poyat, y en a pas beaucoup qui te le diront. Les coins à champignons on les connaît et on ne les dira jamais. 

Samuel : Il y a quand même eu des moments de doutes. Quand on est rentrés du match et que les seuls points du week-end étaient sur mon arcade, et bah je peux te dire que tu doutes. Mais dès que je repasse devant le clocher, les doutes disparaissent. 

Antonin : Mon seul doute moi, c’est de savoir où on finit le dimanche soir. Et quand Daniel nous invite, c’est les frissons, c’est la meilleure récompense possible. 


 

Finalement, n’est-ce pas un peu votre clocher Daniel ? 

 

C’est notre Madone. Sans lui on n’en serait pas là aujourd’hui. Il se donne corps et âme pour nous réunir. Et l’Alain aussi ! 

 

Parlez-nous d’Alain Arnaud. 

 

Adrien : Tout est parti de là pour moi. Quand j’ai rempli ma licence j’ai dit à Daniel : « Je viens mais il faut Alain». Et avec Samuel on est allé le chercher ! C’était la condition, il nous a coachés, il nous connaît. Samuel a organisé un rencard, qui s’est transformé en Ricard naturellement. On l’a convaincu, et aucun regret. Les phrases d’Alain sont toujours mythiques ! 

Antonin : Alain a beaucoup d’expressions. Lors de mon premier match, alors que ça faisait plusieurs années que j’avais arrêté, il m’a dit : « Antonin t’as rien perdu. Sauf le ballon. » C’est fort. 

Christopher : Moi par exemple, à Eyzin il m’a dit : « Moun’s heureusement qu’il n’y a pas d’équipe 4 sinon tu n’y jouerais même pas ! » 

Samuel : Et à Agnin, sur ce terrain qui était si dur, il disait « Relevez la tête, regardez pas par terre ! Y a pas de champignons qui poussent c’est bien trop sec ! » 


 

C’est quoi vos objectifs pour la saison à venir ? 

 

L’objectif principal c’est la convivialité, être ensemble pour créer quelque chose de beau, de magnifique. Si la montée est là, nous la prendrons à bras ouverts. Et bien sûr on n’oublie pas, on est des Avengers mais on est aussi des mecs de la 3. On n’oublie pas nos coéquipiers, Loïc Chatain, Loïc Rebours, Jérémy Bonnard et bien d’autres ! Ah non il y a de la bonne gouape ça c’est sur ! Tous les mecs de la 3 on une moitié Avengers. De près ou de loin. Ils peuvent tous rentrer dans le cercle, il faut qu’ils le sachent. Mais surtout pas les mecs de la Une, dont Floris Bonnevay, Lorris et Jordan Arnaud, Champix pour ne pas les citer. Vous ne serez jamais des Avengers (rires). 

 

Un mot pour clôturer cette belle interview ? 

 

Christopher : Je tiens d’abord à remercier les Avengers non présents. Dont ma femme, Elodie «Black Widow» Mourin, qui est une Avengers mais plus dans le côté logistique. ChristopHulk aussi, qui est ô combien important. Antoine « Spider » Gréa aussi, qu’on aimerait bien attirer dans nos toiles…

 

Et si on a un mot pour finir ce sera : LA TROIS OU RIEN ! 

 

L'histoire retiendra que cette interview qui ne devait durer qu'une heure s'est finalement prolongée jusqu'au lever du jour. Car c'est aussi ça les Avengers, cette capacité à figer le temps dès lors que nous passons un moment avec eux.

 

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