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L'interview de Robin T'Jampens

Publié il y a 4 mois par

L'interview de Robin T'Jampens

Rencontre avec le capitaine de L'ACFC (en l'absence de Josey), discret par la parole, mais éloquent par les actes sur le terrain. Le tout autour d'un verre (ou plusieurs), à Artas, là où tout a commencé. Et parce que plus la parole est rare, plus elle est précieuse, savourez les confessions de Pix autant qu'il savoure sa bière.

Robin a tout du gendre idéal, il a la tête bien faite. A tel point que beaucoup de ses coéquipiers estiment que c'est son meilleur pied. Rencontre avec le capitaine de L'ACFC (en l'absence de Josey), discret par la parole, mais éloquent par les actes sur le terrain. Le tout autour d'un verre (ou plusieurs), à Artas, là où tout a commencé. Et parce que plus la parole est rare, plus elle est précieuse, savourez les confessions de Pix autant qu'il savoure sa bière. 

 

Qui es-tu Robin T’Jampens dit Champix, et pourquoi ce surnom ? 

Salut ! Je suis Champix, j’ai bientôt 29 ans. J’habite Crachier mais j’ai grandi à Artas de mes 5 ans jusqu’à mes 27 ans. Et ça fait plus de 15 ans que je fais du football à Artas et que je joue avec ces «jeunes ritons» comme on les appelle. Concernant mon surnom, Champix, tout a commencé lorsque Ghislain Bouvard est entré dans les vestiaires en moins de 16 ans et m’a dit : «Alors, ça va Champix ? », et depuis c’est resté. C’est nul comme histoire. Mais j’ai un nom de famille imprononçable donc ça arrange tout le monde. 

 

C'est quoi ton histoire à L'ACFC ? 

Je devais avoir 10 ans quand j’ai commencé le foot à l’US Artas. Avant je faisais du basket, mais je voulais jouer au foot avec mes copains, Antoine Gréa et Guillaume Torralba. De là on a connu différentes ententes (Crachier, Roche, Four, St Georges), puis après l’ACFC est né. 

 

Comment décrirais-tu le footballeur que tu es ou que tu essaies d'être ? 

Déjà techniquement, je suis une bouse. Je n’ai jamais été attaquant et tout le monde sait pourquoi : devant la cage je ne suis pas du tout adroit. Mais je pense avoir une bonne condition physique, et disons le ça ne me dérange pas de taper dans le lard, d’aller au contact. 

 

D’ailleurs, plusieurs de tes coéquipiers estiment que ton pied le plus fort, c’est ta tête ? 

Oui je pense que c’est vrai (rires). En tout cas, l'un ne vaut pas mieux que l’autre. 

 

Toi qui es présent à l’ACFC depuis le début, comment juges-tu l’évolution du club ? 

Ça ne stagne pas, on a de bonnes années et des moins bonnes. Avec le Covid c’est compliqué. Mais on reste fidèle à nos traditions, on organise toujours notre fête du foot, nos manifestations, c’est très bien. Puis maintenant les féminines prennent de plus en plus d’ampleur au sein du club, je trouve que c’est une bonne chose. On arrive à faire plein de choses. 

 

Ton pire et ton meilleur souvenir au club ?

Mon meilleur souvenir, c’est quand je marque pour la montée en D2 il y a 3 ans. C’était à MOS pour le dernier match de l’année, il y avait 1-1. Je marque jamais, et je marque pour la montée ! Zizou, notre coach à l’époque, me tape sur l’épaule et me dit « Aller gamin, mets-en un deuxième ! » (rires). C’était impossible que j’en mette un deuxième, mais j’étais remonté comme une pendule. Tout ça alors que la veille je faisais moins le malin en buvant du rouge avec Moun’s. Et mon pire souvenir je dirai mon retour de blessure il y a 4 ans en D2. Je revenais des croisés et j’avais joué une mi-temps à La Murette, il y avait deux fusées sur le côté, c’était horrible. Mais sinon pas d’autres mauvais souvenirs, on a toujours bien rigolé. 

 

Quel regard portes-tu sur le groupe sénior 1 cette saison, quelles sont ses qualités et ses faiblesses ? 

Au niveau des faiblesses, je dirai que quelques fois on voit un peu de la fatigue mentale. Le Covid pèse, tout le monde commence à travailler, cette fatigue mentale se ressent des fois à l’entraînement je trouve. Et on nous a toujours dit qu’on jouait le dimanche comme on s’est entraînés. La preuve avec notre dernier match face aux Tunisiens, même si on gagne largement (7-0), on a fait un match pourri. Il n’y a pas de remise en question à faire parce qu’on arrive à rester un groupe soudé. Et c’est ça notre gros point fort, c’est les copains. A partir du moment où on sait qu’on joue pour les copains, on peut tout faire. On a de bons joueurs, dont notre Lorris Arnaud national devant (nota bene : Lorris Arnaud a construit le terrain de pétanque de Champix, ce qui explique certainement ces louanges). 

 

Depuis la blessure de Jordan Arnaud, tu as hérité du brassard. Ça représente quelque chose pour toi ce brassard ?

J'aimerais te dire que non. Mais il y a des moments où il faut remobiliser le groupe. C’est pas toujours facile et il ne faut pas le faire n’importe comment. Mais de là à dire que c’est un trophée, je ne pense pas. Franchement je jouerai de la même manière avec ou sans. C’est juste que le fait de l'avoiri, je me permets de dire certaines choses à certains joueurs, ce que je ne ferais pas forcément d’ordinaire. Pour les remettre en place, parce que ça reste ça le rôle du capitaine, conserver une union de groupe, et ce n'est pas toujours facile. Le tout c’est de rester exemplaire du début à la fin, on fait ce qu’on peut ! 

 

Depuis que tu es capitaine, l'équipe n'a plus connu la défaite. Tu y es pour quelque chose ? 

Non, c’est le groupe. C’est une coïncidence. Le groupe suffit. On est excellent sur le terrain quand on a envie, il y a du monde pour se rentrer dedans, pour faire l’effort. Il y a toujours cet esprit de fraternité, je pense que c’est ce qui soulève tout à chaque fois. On l’a vu en Coupe de France, on a pu tenir tête à une équipe meilleure que nous, juste parce qu’on est ensemble. 

 

Et si Jordan revient et que tu es toujours invaincu ? 

Je lui dirai à ce bon vieux José : «Tiens, je te rends ton brassard ! » Mais José ne reviens pas tout de suite parce que pour l’instant on fait que gagner ! (rires très forts)
 

Qu'as tu à répondre aux Avengers, qui ont parlé de toi comme d’un ennemi ou d’un indésirable du groupe dans leur interview ?

Disons que s’ils me considèrent comme un ennemi, je trouve le proverbe disant « Garde tes amis proches de toi et tes ennemis encore plus proches de toi » parfaitement adapté ! Mais j’ai bien peur qu’avec le futur départ à la retraite de Moun’s le groupe soit fragilisé. Avec des gens comme Julien Savel, qui ne s’investit pas dans le groupe mais a pourtant pris le surnom de «CAPTAIN SAVEL»… Ça se passe de mots. Je trouve que dans ce groupe là il n’y a vraiment qu’Antonin Perrier qui tient la route. Et Moun’s, mais il va prendre sa retraite à 34 ans… Il aura bien vécu, et j’espère qu’on lui fera un beau jubilé. 

 

C'est quoi la suite pour toi au sein du club ?

Déjà à court terme j’aimerai qu’on puisse organiser une grosse bringue l’été, pour la cohésion. Et sinon, l’année prochaine je resignerai avec plaisir, et d'autres le feront sans doute aussi. Sportivement, je vais pas dire que je m’en fou du foot, mais la montée c’est pas le plus important. Le plus important c’est qu’on soit tous ensemble. Si jamais on a la montée au bout, ça ne fera que rendre la bringue toujours plus grosse, et on ne peut que demander ça ! 

 

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